Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /Juil /2009 11:20

 

Domaine technique 

 

L’expérience que j’avais dans le bâtiment et l’organisation de chantier avant le départ m’a été d’une grande utilité.

J’avais l’habitude d’exercer mon métier de menuisier dans des ateliers très bien équipés (machines outils, confort de travail…)

J’ai beaucoup apprécié le fait de travailler avec les méthodes locales, avec peu de moyens.

Je suis très intéressé par la construction et de découvrir d’autres modes de travail, était passionnant.

Les stagiaires burkinabés avaient un savoir faire conséquent en maçonnerie, pleins d’astuces pratiques, et des notions de débrouillardise qu’ils ont su nous faire partager.

J’ai surtout fait de la maçonnerie en leur compagnie, j’ai beaucoup appris surtout dans ce domaine, mais également en électricité, gestion d’équipe et de budget.

 

Les difficultés rencontrées 

En pleine saison sèche, la température à atteint 46°, travailler physiquement sous cette chaleur à parfois été difficile.

Il n’était pas évident de se procurer des outils adaptés, encore moins pour seize personnes, le manque de matériel à quelques fois été un problème.

La notion du temps Africaine étant très différente de la notre, il n’est pas toujours évident de s’adapter lorsque l’on a des objectifs précis (la réalisation d’un chantier) et une période définie (deux mois). Je pense qu’il est important d’en tenir compte lors de la création du projet (rapport temps/objectif).

Dans les clauses du partenariat il devait y avoir un encadrant technique français, et un burkinabé. L’encadrant technique de la MEADO n’a été présent que quelques jours sur le chantier et il à été difficile de gérer un planning et d’occuper seize personnes pour notre responsable technique.

Il est important de trouver un moyen de motiver les gens, de leur permettre de s’investir, une des raisons qui m’a poussé à participer à ce projet était le travail collectif  et l’émulsion de groupe que l’on peut trouver dans ces moments. J’ai senti un manque d’engagement de certains, ce qui à pu freiner l’ensemble du groupe. J’ai le sentiment de m’être investit, mais je pense que j’aurai pu donner plus si une dynamique de groupe plus élancée aurait été présente.


 

Vie de groupe 

 

Etant un des plus âgés du groupe, j’appréhendais un peu le fait de me retrouver avec des plus jeunes, dans un certain cadre. J’avais auparavant voyagé,  mais plutôt sac sur le dos, avec des amis.

Je me demandais comment j’allais vivre les règles de vie en communauté.

Chacun à pu trouver ses moments d’intimité, qui sont importants.

A notre arrivée, j’étais agréablement surpris, le groupe était assez soudé, l’ambiance générale était bonne et les règles de vie souples, le cadre posé ne m’a pas posé de soucis.

L’organisation des tâches était fonctionnelle, mais une fois de plus, certains ont d’après moi manqué d’investissement et de bonne volonté, ce qui joue sur l’ensemble du groupe.

Au fil des semaines, il m’a semblé que le groupe se scindait, et des petits clans se sont formés. Les objectifs du projet ont quelques peu été oubliés par certains et une atmosphère de « «colonie de vacance » s’est installé.

J’ai essayé de ne pas avoir de parti pris, et de rester à l’écoute de chacun.

Je pense que la vie collective peut être très enrichissante, mais que cela nécessite de savoir « s’oublier », penser au nom du groupe et non de l’individu.

Ce n’est pas dans nos habitudes société, l’éducation en occident favorise l’individu contrairement à l’Afrique où la collectivité, la famille, sont vraiment prédominantes.

Nous avons été bien préparés à cela, mais il est plus facile de parler de respect, d’écoute, de gestion de conflit en amont, que de l’appliquer au moment voulu. Je pense que mettre l’accent là-dessus avant le départ serait une bonne chose.

Cette expérience est une chance, pouvoir partir sans avoir rien à débourser n’est pas donner à tout le monde, il est bon de se le rappeler.

Je trouve que nous n’avons pas su rendre à la plateforme tout se qui nous à été donné.

 Nous n’avons pas réussi pleinement à mettre les différences de chacun au profit du groupe.

Le bilan de tout ça reste vraiment positif, j’aurai appris sur moi, les autres, la patience, la tolérance, la compréhension d’autrui. Tout s’est bien passé dans l’ensemble, il n’y a pas eu de gros conflits.

 

 

Interculturel

 

Il a fallu une petite semaine pour passer au-delà des différences culturelles avec nos homologues burkinabés et échanger réellement.

Ce cap passé, un climat de fraternité régnait entre nous, il a été difficile de se quitter.

Les rencontres faites lors de ces deux mois ont vraiment constitués la beauté de ce voyage.

Les gens que j’ai pu rencontrer savent se contenter de peu, de bonheurs simples, un rien les amusent, j’ai beaucoup ri là bas

Ils n’ont aucune richesse matérielle, mais des valeurs de solidarité qui réchauffent le cœur.

Ce voyage m’a ouvert les yeux et m’a permis de relativiser sur ma condition.

C’était très enrichissant d’observer qu’à quelques milliers de kilomètres de chez nous, des jeunes de nos âges, vivent des jeunesses très différentes, aves des croyances et coutumes que l’on n’imaginerait pas si nous ne les avions pas rencontré.

Tous ces échanges ont vraiment été un des points forts.

Nous étions en Afrique, continent chargé d’histoire entre les hommes noirs, et les hommes blancs.

Des deux côtés, beaucoup de clichés sont véhiculés, et rester deux mois avec les mêmes personnes sur un même lieu à permis de lever des barrières.

Malgré tout, nous portons sur nos épaules le poids de l’histoire, l’homme blanc rime avec argent, c’est pourquoi il est important de faire attention à l’attitude que l’on adopte.

J’ai trouvé certains comportements déplacés au sein de notre groupe, qui ont pu me mettre mal à l’aise.

Il est regrettable, que même si au sein d’un groupe nous sommes tous des individus différents, une image de groupe est laissée, cela continue d’entretenir des clichés.

 

Encadrement 

J’ai beaucoup apprécié nos encadrant et leur mode de fonctionnement. Ils travaillaient de manière très différente et se complétaient.

Je me suis souvent senti plus proche d’eux que de certains du groupe.

Nous avions suffisamment de liberté pour ne pas se sentir étouffé, et suffisamment de règles pour ne pas sortir du cadre.

Nous avons travaillé sur un module assainissement de l’eau très intéressant, qui nous a permis de ne pas oublier que nous étions en formation.

Je pense qu’une des difficultés auquel ils ont dû faire face, est le peu de différence d’âge entre eux et le groupe, et le manque de maturité de certains.

En effet, la journée, au travail, ils avaient des rôles d’encadrant « à jouer », avec une certaine « autorité » à laquelle nous nous devions de nous plier.

Le soir nous vivions ensemble, il est normal que nous ayons su tisser d’autres liens, plus amicaux.

Cela a pu leur poser problème  dans l’attitude à adopter avec nous. Il faut faire preuve de maturité pour pouvoir faire la part des choses dans la relation entre la « journée et le soir ».

 

Le stage

 

Cette semaine de stage était vraiment une belle opportunité.

Cela permis de couper l’espace d’une semaine avec le reste du groupe, la maison, le chantier. Ca m’a fait beaucoup de bien et je pense que ça a contribué au fait que tout s’est bien passé jusqu’à la fin.

 

 Orientation professionnelle

 

Suite à cette Aof, j’ai décidé d’effectuer la pré qualification aux métiers de l’humanitaire.

Ces deux formations m’ont énormément apportés, tant sur le plan personnel que professionnel.

Elles m’ont permis de découvrir le monde de la solidarité internationale et de confirmé mes choix d’engagement.

J’ai posé ma candidature pour être encadrant technique à Solidarité Jeunesses et j’ai passé les concours afin d’entrer à l’école Bioforce.

J’ai été admis au concours d’entrée à Bioforce, pour suivre la formation de logisticien de la solidarité internationale. Encore un grand merci à toute la plateforme et tout particulièrement à Gérard et Claudine !

Par stagiaires burkina
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Formation internationale

  • : Des actions internationales, à la Plateforme d’Insertion par l’Humanitaire et la Coopération, permettent à des personnes de s’impliquer dans un environnement et une culture différente, véritable atout en termes de construction personnelle et d’apprentissage des savoirs. Dans le cadre d’un projet de coopération décentralisée entre la région Rhône Alpes et la région des Hauts Bassins, une Action d’Orientation et de Formation (6 mois) est menée au Burkina Faso.

Bienvenue !

 

Huit jeunes issus de la région Rhône-alpes, à qui un chantier de 2 mois au Burkina Faso est proposé !!

Ce projet consiste à mener à bien la réhabilitation de dortoirs, dans un centre agricole situé à Bobo-Dioulasso, la capitale économique du pays.

Nous aurons la chance de travailler en collaboration avec la population locale, plus particulièrement avec huit jeunes burkinabé du centre agricole. Ce partenariat apportera richesses et valeurs personnelles au sein de cette aventure humaine.

 

Nous vous invitons à vous arrêter  un instant sur ce blog qui vous fait partager l’évolution de notre projet : Venez voyager avec nous !!!

 

PS : petit cours de dioula -----} Aongata signifie « on y va ! »

Vous comprendrez de ce fait pour quelles raisons nous avons choisi ce mot pour désigner notre blog !

Que l’énergie et l’esprit de solidarité nous animent tout au long de ces 2 mois !!

 

Bon voyage et bonne découverte, n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires !! 

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