Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /Juil /2009 10:57

    Violette 

Sur le plan RELATIONNEL

 

 

 

S’analyser soi-même n’est pas chose aisée. C’est pourtant un très bon exercice pour faire le point et continuer à évoluer. J’ai longtemps cru être incapable de me soumettre à cet exercice. En fait je pense que c’était plutôt un mélange de peur et de manque de motivation. Faire le point, c’est dur.

 

Si il y a une chose dont je suis sûre c’est d’avoir évolué au Burkina Faso, beaucoup évolué.

Malgré le fait que je suis de ceux qui ont le plus appris sur le plan technique étant donné mon manque d’expérience dans ce domaine, je pense avoir encore plus appris au niveau relationnel. En fait, c’est sur moi-même que j’en ai le plus appris. L’insertion dans un groupe n’est jamais quelque chose d’évident. Malgré cela je n’en ai jamais vraiment eu peur. Un peu d’appréhension bien sure mais j’ai toujours été plutôt confiante. S’intégrer dans un nouveau groupe de personnes c’est un peu comme un nouveau début. Cela implique de prendre sa place au milieu d’inconnus et donc de personne qui ne connaissent rien les unes des autres. En quelque sorte on se montre un peu comme on en a envie. Du moins au début.

De l’école primaire jusqu’à la fin du collège je n’ai jamais vraiment eu le sentiment  d’être « intégrée » au sein de ces classes et groupes d’élèves. Pourtant je suis partie en centre de vacance tous les étés depuis l’âge de 8 ans Et dans ces groupes que je traversais je me suis toujours sentie bien, intégrée. Après, j’ai pratiqué le travail d’équipe cette fois en animant en centre de vacance. Là aussi, je me sentais bien. Ce sont ces expériences qui me permettaient de croire encore en l’être humain, de lui faire confiance et donc de me faire confiance.

 

Je suis donc arrivée à la Plateforme dans une bonne énergie vis à vie de ça. Les premières semaines, et même les premiers mois rien n’a démentit ce sentiment que j’avais. J’aimais ce groupe, sa dynamique, la confiance que je pouvais mettre en chacun de ses membres, la solidarité qui semblait nous lier. J’aimais ma place dans ce groupe, je m’y sentais bien.

Ça, c’était l’époque où chacun se montrait encore comme il le voulait. Je pense aujourd’hui qu’à ce moment là personne n’était vraiment, profondément ce qu’il semblait être. J’ai connu une grande désillusion lorsque je me suis rendue compte que le mensonge, l’individualisme et l’hypocrisie s’étaient installés dans ce groupe en lequel je croyais tant. D’un coup, tout s’est écroulé et j’ai perdu cette confiance que j’avais en chacun des membres du groupe. Moi y compris.

Je m’étais trompée, j’avais trompé les autres et ils m’avaient trompée. A ce moment là je pensais que finalement j’avais été puérile de croire que tout allait bien se passer. En fait, l’être humain me semblait trop individualiste pour vivre en groupe. L’humanité était pourrie et ma confiance j’avais tord de l’accorder si facilement. Moi qui avait toujours voulu y croire je me rendais compte qu’en faite chacun de nous était pourri de l’intérieur ; qu’au final personne ne méritait ma confiance, pas plus que je ne méritais celle des autres.

 

 

Cette idée qui n’avait jamais réussi à faire surface explosait au grand jour : l’être humain n’était capable d’amour que pour sa propre personne et qu’avec toute la bonne volonté qui me remplissait le cœur, au fond j’étais pareille.

A quelques milliers de kilomètre de chez moi, je n’avais personne à qui en parler.

 

 

   Pourtant, faire un bilan aujourd’hui m’amène à penser que j’ai appris à relativiser. Bien sûr je ne m’engagerai plus jamais de cette manière dans un groupe mais contrairement à ce que j’ai pu penser sur le moment je sais que je revivrai de telles expériences. Je ne dois pas en avoir peur car ce serait me couper du monde extérieur. Je ne crois plus en l’être humain et je pense que ce n’est pas près de changer. Pourtant je serais prête à m’engager à nouveau dans ce type d’expérience car je crois encore en des valeurs profondément ancrées en moi. Elles englobent la générosité, l’amour, la solidarité et l’espoir. La contradiction qui s’exprime aujourd’hui à travers mes paroles est relative au fait que tout ça est encore trop proche de moi. Il m’est encore difficile de faire le tri de mes sentiments et ressentis.

J’ai évolué et repris confiance en moi, petit à petit j’apprends à ne plus dépendre des autres, à accorder moins d’importance et surtout à donner moins de moi, à être plus prudente dans les relations interpersonnelles.

 

J’en ressors grandie, bien plus forte qu’avant, même si quelque chose, tout au fond de moi à été brisé, car c’est cela qui me permet aujourd’hui d’avancer.

 

 Sur le plan        TECHNIQUE

 

 

A mon arrivée à la Plateforme je sortais tout juste du Lycée avec, en poche un bac technique relatif à la gestion et la communication en entreprise. Je n’avais donc aucune formation se rapprochant des métiers du bâtiment. Et bien que mon père retape depuis ma petite enfance la vielle maison de campagne que nous habitons, on ne peut pas dire que j’ai eu réellement de l’expérience dans ce milieu.

Ce n’est pas la perspective de participer à un chantier qui m’a attiré vers ce projet. C’est plutôt la démarche, l’esprit, et l’objectif à long terme de ce genre d’action qui m’a intéressée – et m’intéresse toujours.

 

Par conséquent j’ai beaucoup appris lors de cette expérience ; déjà avant le départ au chantier du créneau et lors des cours d’électricité. Au cours du chantier au Burkina j’ai eu la chance d’évoluer dans ce domaine grâce aux burkinabé avec qui nous travaillions et qui avaient une vraie formation technique des métiers du bâtiment. Mais j’ai aussi appris des français ; ceux qui avaient déjà l’expérience des chantiers.

 

Cette expérience a donc été très enrichissante pour moi. Elle m’a permis une première véritable approche et m’a fait acquérir des connaissances qui pourront m’être utiles plus tard.

Par stagiaires burkina
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Formation internationale

  • : Des actions internationales, à la Plateforme d’Insertion par l’Humanitaire et la Coopération, permettent à des personnes de s’impliquer dans un environnement et une culture différente, véritable atout en termes de construction personnelle et d’apprentissage des savoirs. Dans le cadre d’un projet de coopération décentralisée entre la région Rhône Alpes et la région des Hauts Bassins, une Action d’Orientation et de Formation (6 mois) est menée au Burkina Faso.

Bienvenue !

 

Huit jeunes issus de la région Rhône-alpes, à qui un chantier de 2 mois au Burkina Faso est proposé !!

Ce projet consiste à mener à bien la réhabilitation de dortoirs, dans un centre agricole situé à Bobo-Dioulasso, la capitale économique du pays.

Nous aurons la chance de travailler en collaboration avec la population locale, plus particulièrement avec huit jeunes burkinabé du centre agricole. Ce partenariat apportera richesses et valeurs personnelles au sein de cette aventure humaine.

 

Nous vous invitons à vous arrêter  un instant sur ce blog qui vous fait partager l’évolution de notre projet : Venez voyager avec nous !!!

 

PS : petit cours de dioula -----} Aongata signifie « on y va ! »

Vous comprendrez de ce fait pour quelles raisons nous avons choisi ce mot pour désigner notre blog !

Que l’énergie et l’esprit de solidarité nous animent tout au long de ces 2 mois !!

 

Bon voyage et bonne découverte, n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires !! 

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